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Une Journée à Ajaccio...

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Dossier oenotourisme - Le vin d’Ajaccio

L’AOC d’Ajaccio fête cette année ses 40 ans. Quatorze vignerons y expriment le meilleur de leur terroir et font vivre des traditions oenologiques parfois vieilles de plusieurs siècles. La découverte de leurs domaines est l’occasion de déguster des produits magnifiques, et de rencontrer une région qui ne l’est pas moins.

AOC Ajaccio
Pour François-Noël Mercury, qui avait réanimé le domaine de Paviglia, et qui, il y a quarante ans, a été à l’origine de la création de l’AOC d’Ajaccio, il faut en matière viticole impérativement respecter les usages « locaux, loyaux et constants ». Il faut faire ce qu’on sait faire – et ne pas chercher à imiter le voisin lointain -, il ne faut pas tricher, et il faut de la persévérance et de la régularité. Les vignerons de la région d’Ajaccio, c’est-à-dire d’un territoire qui s’étend du golfe de Sagone, au nord, à la vallée du Taravo, au sud, appliquent fidèlement ces préceptes. Le résultat est à la mesure de leurs ambitions : des vins unanimement reconnus, appréciés pour leur typicité, qui bénéficient d’une forte demande. Napoléon prétendait pourvoir reconnaître son île natale à son parfum.

Il aurait pu dire la même chose des vins de la région d’Ajaccio.

Ce sont des produits d’une grande finesse, aux arômes de fleurs sauvages, d’amande et de cassis, au bouquet poivré, subtil mélange d’épaisseur et de distinction, de robustesse et d’élégance. Un verre de vin de l’AOC d’Ajaccio, c’est la fête des couleurs – légères -, des parfums – fruités et nuancés - et des saveurs - intenses. Tout cela parce que les vignerons ne se sont pas éloignés des cépages traditionnels, sciaccarellu (nom qui fait référence à ce que le grain de raisin « craque » sous la dent), pour les rouges et les rosés, et vermentinu, parfois appelé « malvoisie corse », pour les blancs.
Ces produits superbes, les vignerons les mettent aujourd’hui au centre de ce qui s’appelle « l’oenotourisme ». L’expression est aussi précise que son contenu est vaste : l’ensemble des activités touristiques en relation avec le vin, visites de caves, hébergement près des vignes, découverte du vignoble, des techniques de vinification, dégustations, etc. Le vin est à la mode.
L’oenotourisme l’est aussi. Le gouvernement vient du reste de créer un label « Vignobles et découvertes » qui garantit des visites culturelles associées au monde viticole. Le dossier d’Ajaccio, qui, en plus de son vin,
ne manque pas de richesses patrimoniales, est à l’étude. En attendant, on n’a pas besoin de label pour apprécier les merveilles produites par les vignerons d’Ajaccio. A condition d’éviter d’en abuser, pour ne pas finir, comme on disait jadis, dans les vignes du Seigneur...
 

Entretien avec Alexis Albertini, exploitant le Clos d’Alzeto :

« Montrer la qualité et l’homogénéitéde nos produits »
De l’extérieur, a l’air de régner une super ambiance, chez les vignerons d’Ajaccio…
C’est ce qui nous caractérise. Nous ne sommes que 14, et nous nous entendons très bien. Il n’y a que des personnes qui ont repris des domaines familiaux – ce qui implique une motivation probablement accrue -, et, dans l’ensemble, une moyenne d’âge qui doit se situer entre 30 et 35 ans. Nous avons la chance que le vin soit à la mode, et que les vins de Corse, en général, bénéficient d’une bonne image. C’est plus facile, dans ces conditions, d’en faire la promotion. Et c’est très agréable.
Parlez-nous des opérations que vous avez montées avec l’Office Municipal de Tourisme.
L’hiver, en janvier, nous fêtons la Saint Vincent tournante, qui est la fête des vignerons, de la vigne et du vin. Au printemps, dans le cadre de l’opération « le coeur de la ville fête le printemps », les restaurateurs sont associés à la promotion de nos vins : dans les établissements partenaires, qui ne proposent ce soir-là que des vins de l’AOC, les différents éleveurs se transforment pour un soir en sommeliers, et parlent de leurs produits. En été, deux journées sont prévues, place Foch, en direction des touristes. Tout cela permet de montrer la qualité et l’homogénéité de nos produits.
Et sur vos exploitations ?
Nous accueillons ce que l’office a baptisé les « jeudis œnologiques ». Chaque jeudi, un conseiller oenologique se déplace dans un domaine, et propose à des visiteurs explications et dégustations de produits. Ce n’est jamais triste…
A quoi tout cela sert-il, compte tenu de l’excellente image de vos produits, et de la très forte demande?
D’abord, tout ce qui permet de passer de bons moments n’est jamais à dédaigner. Tout ce qui permet de nouer des relations entre personnes passionnées est appréciable. Surtout, il est important, pour nous vignerons, d’entretenir la collégialité, qui est notre force. Important aussi que les plus gros d’entre nous entraînent les plus jeunes, les plus fragiles, qui sont l’avenir de l’appellation. Et puis le vin, au même titre que la nature ou la culture, est un élément du patrimoine, un atout à défendre et à mettre en avant.

www.closdalzeto.com

Autour du vin, 3 questions à Raphaël Pierre Bianchetti

Raphael Pierre Bianchetti
Sommelier conseil, c’est quoi ?
D’une famille de vignerons, je suis diplômé d’une école hôtelière, j’ai suivi des cours d’oenologie, mais n’ai jamais exercé le métier de sommelier en établissement. J’ai longtemps rempli les fonctions de « sommelier conseil », dans une société familiale d’exportation de vins français à Rome. J’orientais les choix des acheteurs, exactement comme un sommelier pourrait le faire en salle. Depuis une dizaine d’années, je me suis rapproché du domaine familial – le clos Capitoro -, et m’emploie à faire connaître les produits de l’AOC d’Ajaccio.

C’est « Autour du 20 »?
Exactement. Je développe trois types d’activités. De la formation, auprès des hôteliers et restaurateurs de la région, pour qu’ils connaissent mieux les vins de Corse, et qu’ils puissent en parler à leurs clients. J’organise ensuite des événements autour du vin (apéritifs, bars à vin, jeux…), en direction d’une clientèle individuelle ou de groupes. J’anime enfin une série de produits « oenotouristiques », avec visite de domaines, dégustations, ateliers pour initier les touristes – ou les résidents – à l’élaboration du vin, et à sa consommation.

Quelle est votre clientèle ?
Des touristes, curieux et amoureux de la Corse, mais aussi beaucoup de résidents, de plus en plus nombreux à désirer mieux connaître leur région et les richesses de leur terroir.

www.autourdu20.com