Botticelli, Poussin, Titien et Véronèse s'y côtoient...

Palais Fesch, Musée des Beaux-Arts

  • Centre historique

5 min
à pieds de l’Office de Tourisme

1h à 1h30
de visite

Immanquable

Palais Fesch, Musée des Beaux-Arts

Palais Fesch, Musée des Beaux-Arts

Le Palais Fesch, musée des Beaux-Arts présente la plus importante collection de peintures italiennes en France après celle du Louvre !

Trois fonds majeurs se distinguent : les primitifs avec notamment Botticelli ou Bellini; la peinture baroque romaine (Poussin, Pozzo, Baciccio) et la peinture baroque napolitaine.
Ces fonds majeurs sont complétés par d’autres collections : peinture du nord et du centre de l’Italie (Titien, Véronèse.), peinture nordique, peinture napoléonienne (Gérard) et la peinture Corse.
Le Palais Fesch organise régulièrement des expositions temporaires thématiques.

Parcours de visite

Aujourd’hui le musée abrite pas moins de 350 tableaux. Vous pourrez découvrir cette merveilleuse collection sur 4 niveaux et par ordre chronologique.
Commencez  la visite par les primitifs italiens au deuxième étage pour terminer au rez-de-marine par la peinture corse.

 

Visite Guidée

Découvrez tous les secrets du Palais Fesch en suivant Pierre-André, notre guide dans les galeries du musée ! 

La Bibliothèque Municipale, l’aile nord du Palais Fesch

La création de la bibliothèque municipale d’Ajaccio remonte à l’aube du XIXème siècle. C’est l’idée de Lucien Bonaparte, alors ministre de l’Intérieur du gouvernement consulaire. Il charge André-François Miot, Administrateur de la Corse, d’emporter les 12 310 premiers volumes provenant de diverses congrégations religieuses parisiennes et des résidences royales de Meudon et de Marly.
Cet ensemble se compose d’une majorité de livres d’histoire (3 608 ouvrages), mais aussi d’ouvrages littéraires (1 557 ouvrages) et théologiques (1 400 ouvrages). Le fonds de la bibliothèque s’enrichi d’année en année.

En mai 1865, la grande bibliothèque, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est inaugurée. Elle est l’oeuvre de l’architecte Jérôme Maglioli. 

La Chapelle Impériale, l’aile sud du Palais Fesch

Au milieu du XIXè siècle, l’aile sud du palais Fesch reste à édifier et son emplacement est destiné à l’élévation d’une église funéraire. C’est au Cardinal Fesch que revient l’idée d’une telle sépulture.

La réalisation de l’édifice est confiée aux architectes Alexis Paccard et Jean Caseneuve. La chapelle, en pierre de Saint-Florent, est bâtie dans un style néo-renaissance, sur un plan en croix latine. L’intérieur, œuvre de Jerôme Maglioli, est entièrement décoré de peintures en grisaille, figurant des attributs sacerdotaux et des motifs floraux. Les sépultures sont couvertes d’un marbre noir gravé par Champollion-Figeac. Les vitraux portent le « F » du nom du cardinal et leur décor associe ses attributs ecclésiastiques aux symboles de l’Empire : l’Aigle et la Légion d’honneur. 

Le 5 juin 1860, l’abbé Versini devient le premier chapelain de la chapelle impériale et procède à sa bénédiction le dimanche 9 septembre de la même année.

Qui était le Cardinal Fesch ?

1763, Joseph Fesch naît à Ajaccio ; il est le demi-frère cadet de Letizia Bonaparte, mère de l’empereur Napoléon.

1787, il est nommé archiprêtre de la cathédrale d’Ajaccio.

Pendant la Révolution française, il quitte la Corse avec la famille Bonaparte. Privé de ressource, il suit son neveu Napoléon lors de la campagne d’Italie. Cette période marque le début de son aisance financière et de sa passion pour l’art.

1802, Joseph Fesch revient à l’état ecclésiastique et est nommé archevêque de Lyon, primat des Gaules. Il est élevé au rang de cardinal en

1803, il est désigné comme ambassadeur de France auprès du Saint-Siège. La négociation de la cérémonie du sacre avec le pape Pie VII lui vaut la charge de grand aumônier de l’Empire.

À partir de 1805, le conflit entre Napoléon Ier et le pape s’exacerbe, le cardinal Fesch doit renoncer à son ambassade auprès du Saint-Siège. De retour à Paris, il cumule des charges religieuses importantes.

Après la chute de l’Empire et son exil à Rome en 1815, il conserve plusieurs charges et se consacre à des activités pieuses, tout en enrichissant sa collection. Il achètera régulièrement, souvent par lots, de nombreuses œuvres.

1839, mort du Cardinal Fesch. Il laisse derrière lui un ensemble de 16 000 tableaux, dont près d’un millier constitue le noyau de la collection du Palais Fesch.