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Théâtre : De mémoire de mouche, Dylan revisited

  • Spectacle
20000AJACCIOAghja
15 Mar 2019 au 16 Mar 2019
à 21:00

A propos...

Conversation de Théo Kailer et Marc Lecarpentier journaliste puis président de l'hebdomadaire Télérama de 1978 à 2003. Président de l'association Mot-et-MOTS.

Marc : Vous montez un spectacle sur Bob Dylan en Corse. Pourquoi en Corse ?
Théo : Parce que je travaille en Corse et que je m'y sens libre de créer !
Marc : Pourquoi Bob Dylan ?
Théo : Tout simplement parce que Dylan habite en Corse !
Marc : Ah... oui... oui... ?
Théo : Oui Dylan a eu un accident de moto en 1966, après cette tournée européenne épuisante et sous stupéfiants... Il s'est retrouvé infirme. Son agent l'a incité à embaucher un double pour assurer les tournées et il est venu en Corse.
Marc : Où est le vrai du faux là dedans ? C'est du Pirandello votre truc !
Théo : Ah ! Pirandello, c'est juste, oui. J'aime bien les jeux de miroirs... et l'idée de faire reposer le théâtre que je fais sur l'imagination, me séduit !
Marc : Qu'est-ce-qui vous intéresse chez Dylan ? Le protestataire ?
Théo : Non, c'est le poète et son côté Rimbaldien qui m'intéressent... L'atmosphère surréaliste parfois de ses textes et son statut d'icône me fascinent. Ce petit plouc des montagnes du Nord qui, à 19 ans, s'impose sur la scène folk New-Yorkaise, qui a l'ambition de devenir aussi célèbre qu'Elvis Presley, et qui, non seulement le surpasse mais se fait couronner du Nobel de littérature.
Marc : Vous vous êtes nourri de toute la littérature sur Dylan et de sa bio ?
Théo : Sa bio dont je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle est très arrangée. Dylan s'est construit sur des affabulations, des identités multiples.
Marc : Le mensonge, ça vous intéresse ?
Théo : "All the truth in the world adds up to one big lie" dit Dylan dans Things have changed ! Ce qui m'intéresse, c'est la chance de pouvoir inventer. Comme un acteur qui invente, s'invente mais ne ment pas, il ne triche pas, il incarne une situation imaginaire. Comme Cotrone (Les Géants de la montagne de Pirandello), qui invente sa villa et qui donne corps aux fantômes. Dès qu'il y a fantôme, paf, on est au théâtre. Ce qui me plaît chez Dylan, c'est cette capacité à s'inventer, à faire de sa vie une œuvre d'art, une sorte de quête existentielle.

Tarifs

Tarifs : 17€, Carte Ajaccio Culture 15€, tarif réduit 11€ (- 20 ans, demandeurs d'emplois, intermittent du spectacle), 5€ enfants de - de 10 ans et scolaires.

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